Historique

Partant du constat d’un univers florissant en agriculture urbaine bruxelloise, un consortium de citoyens et d’associations et soutenu par l’Action Co-create pour des Systèmes d’Alimentation durable d’Innoviris, l’Institut bruxellois pour la Recherche et l’Innovation ont voulu faire le point sur la situation bruxelloise.
C’est donc en septembre 2015 que la réflexion commence après une formation suivie par une partie des membres à Montréal.


Edition 2016
Initiée par le Service d’Écologie du Paysage et Systèmes de Production végétale de l’Université Libre de Bruxelles, la première École d’été de l’Agriculture urbaine et de l’Alimentation durable a été organisée à Bruxelles du 04 au 08 juillet 2016.

Cette première édition s’est articulée en 5 journées de conférences, débats, visites de terrain et tables rondes.
Voulant faire le point sur l’agriculture urbaine, nous avons travaillé sur son volet multidimensionnel de l’agriculture urbaine.

La première journée a été consacrée à l’analyse de l’AU en tant que levier pour la transition des systèmes alimentaires au nord comme au sud. Les dynamiques et stratégies œuvrant en faveur de cette transition ont été présentées.

Le deuxième jour, c’est l’économie de l’agriculture urbaine qui a été étudiée : les modèles commerciaux existants ont été passés en revue tout comme le possible statut professionnel de l’agriculteur urbain. Le mercredi, les liens AU et société ont été analysés : l’AU a été présentée comme un catalyseur des énergies citoyennes et des débats plus larges en cours à Bruxelles.

Le troisième jour, l’AU en tant qu’écosystème urbain a permis de questionner la notion de trame verte et la contribution effective de celle-ci à l’apport de services écosystémiques à la ville.

Le quatrième jour, de clôture, a permis l’organisation de plusieurs tables rondes thématiques (pollution, formation, lutte, élevage, etc.). Des tables rondes de discussion libres ont été déterminées par les participants de l’école d’été durant la semaine. Elles ont permis de travailler concrètement sur des sujets émergeant des échanges de la semaine.

Edition 2017 : De la fourche à la fourchette 

Rebondissant sur les constats de la première édition, nous avons pensé 4 jours de formations sur la question du lien ville campagne.

Pour cette seconde édition, l’École d’été décide d’explorer la composition de l’assiette des Bruxellois. C’est une manière de s’interroger sur notre système alimentaire, de l’(auto-) production à la consommation, en passant par la distribution. À travers les témoignages et échanges avec les acteurs bruxellois, 3 journées sont consacrées à la découverte des enjeux et les pistes d’actions à l’échelle nationale, régionale, citoyenne, et de s’interroger sur le rôle de l’agriculture urbaine dans le lien entre ville(s) et campagne(s).

Le premier jour, mets en question les enjeux de la construction d’un système alimentaire urbain, en cohérence avec son territoire régional et national.

En matinée, les participants ont eu l’occasion de découvrir les défis auxquels les producteurs, transformateurs et distributeurs sont confrontés. C’est sur base des aliments qui garnissent quotidiennement notre assiette que nous aborderons le problème : les fruits et légumes, la viande (et protéines animales) et les céréales.

: Est-ce possible de tout produire en ville ? Est-ce pertinent ? Quelles difficultés rencontrent les agriculteurs urbains et ruraux à fournir ces aliments que nous consommons dans les villes ?

L’après-midi regroupera des acteurs de la recherche, et du terrain au sein d’un panel autour des aspects relatifs à la distribution et à l’accès pour tous à une alimentation de qualité.

: Quels sont les enjeux, difficultés et solutions quant à l’accès à l’alimentation durable et locale ? L’accès à une nourriture de qualité, même pour les publics marginalisés ?

La deuxième journée a fait suite à la table ronde sur les « Formations et qualifications en Agriculture urbaine », qui a réuni pour la première fois l’ensemble des professionnels œuvrant en région Bruxelloise. Cette deuxième journée permettra aux participants d’interagir et de nourrir la réflexion au travers de témoignages de professionnels, de débats et de visites de terrain.

Plus précisément c’est la question de la préparation à « l’après-formation » qui sera soulevée à travers des liens existants ou a tissé entre formations et métiers.

: Quels sont les emplois concernés par l’agriculture urbaine ? Quelles sont les compétences nécessaires pour monter un projet ? Sur quelles formations et/ou instances peut-on s’appuyer pour se lancer ? Quels sont les acteurs (associatifs, public ou privés) qui portent ces formations ? Quelles sont les perspectives en termes d’emploi ou d’insertion professionnelle ?

La troisième journée est consacrée aux savoirs pratiques. C’est au travers de ballades actives et d’ateliers pratiques, que nous ayons testé ensemble des moyens d’autoproduction à l’échelle individuelle ou collective.

Cette année, les participants auront l’opportunité de compléter leurs 3 jours de formation par une mise en pratique sur le terrain. C’est grâce aux Brigades d’Action Paysannes que nous avons pus mettre ça en place.

Et 2018 dans tout cela ?

Cette année l’école d’été change de forme !!

Durant le courant 2018 nous avons lancé le ROSEAU afin de soutenir au mieux le secteurs de l’agriculture urbaine.

Cette association promeut une série d’évènements en agriculture urbaine afin de stimuler le secteur et de pouvoir le mettre en débat d’ici la fin de l’année 2018.

Le but ?

Sortir une carte blanche sur la situation de l’agriculture urbaine et de l’alimentation durable à bruxelles pour:

  • faire le point
  • trouver les secteurs nécessitant d’être développé et soutenu
  • penser l’école d’été 2019